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Michael RELAVE

​Né en 1978 à Lyon

"Après des études à l’École des Beaux Arts de Lyon je me suis attaché à travailler sur une certaine dualité. Légèreté et paradoxe sont au programme de mes œuvres originales qui parviennent à surprendre. Entre les limites du réel et de l’absurde, je ne cherche pas à répondre à une demande conventionnelle artistique ni à m’adapter aux canons esthétiques de tel ou tel medium, style ou norme sociale, je réponds à l’élan expressif qui m’anime.

Mes œuvres très singulières et captivantes ont à voir avec des mythologies imaginaires, vaguement inspirées peut-être par des divinités indiennes, asiatiques, africaines ou
australiennes, des dessins alchimiques, des icônes et des images pieuses. Elles s’inventent dans des parentés disparates pour fonder un imagier essentiellement imparti à la célébration de la femme, de la rotondité et de la fécondité.

La femme comme délicieux nombril du monde. La femme comme garantie d’un monde vivant et viable. La célébration de la femme radieuse parmi la prolifération de ses outils métaphysiques, splendide au cœur de ses floraisons sublimes de seins ou de fleurs métonymiques du sexe féminin. Mais aussi, l’œuvre, qui chante la fécondité, exalte, dans un bel imagier, paisible et proliférant, les associations d’images et formes phalliques (tours, reptiles), la célébration de l’appariement (couple d’oiseaux superbes) et celle de la fertilité féminine, aérienne, représentée par exemple, par un superbe oiseau femelle portant un enfant à bout de bras. Là aussi, dans le dépassement des frontières, humanité et animalité se conjoignent ou se réconcilient.

 

C’est là que s’origine sans doute cette représentation de la sphinge (créature féminine hybride entre l’être et l’animal, l’aérien et le terrestre) qui présente un arbre de vie devant un crâne, exacerbation de cette idée de la femme qui affirme la vie contre les signes de la mort, la floraison nouvelle par-dessus la décrépitude"